DE L'OR DANS LA POUSSIÈRE

Documentaire - 2018 - 40 min

Survivre et trouver de l’or.
L’objectif quotidien de milliers de sahariens aujourd’hui.
Dans le désert du Ténéré, une activité récente redonne espoir à un peuple en quête d'avenir: l’orpaillage.
Une gigantesque ruée qui nous emmène à la rencontre des différents acteurs  
de cet incroyable business, de la poussière au lingot, du Sahara au monde occidental.

Tourné au nord du Niger au début de l’année 2018, non sans difficulté, ce film révèle un nouveau filon au cœur du Sahara : la découverte de gisements d’or. Après l’arrêt des activités touristiques, l’orpaillage s’impose comme une des rares sources de revenus pour les plus chanceux et les mieux équipés. Des mines à ciel ouvert jusqu’au fond des puits à plus de 100 mètres sous terre, ce documentaire témoigne d’une enquête de terrain auprès des acteurs locaux de l'exploitation de l’or.

Bande annonce du film DE L'OR DANS LA POUSSIERE

Avec Ibrahim Amoumine, Ibrahim Manzo Diallo, Omar Algoumaret, Issaka Ari Assalih

Images: Jade Mietton, Thomas Fisch, Adoum Moussa, Boukari Ahmed

Musique originale: Olivier Militon - Mixage: Thomas Besson

Montage: Fabien Blanchon - Produit par Koklico Production

Affiche du film: Julien Dumoulin

Depuis que les touristes ont déserté cette région, il ne reste aux habitants que deux principales activités : devenir passeur pour les migrants qui veulent rejoindre l’Europe à tout prix, ou prestataire de services pour les chercheurs d’or. Des milliers de Nigériens, de Tchadiens, de Libyens, sont prêts à traverser le désert et à braver tous ses dangers pour faire fortune et rapporter un peu d’argent à leur famille.

Comment se passe la cohabitation entre ces différentes communautés sur les sites d’orpaillages ? Comment est extrait le précieux minerai ? Qui gagne le plus d’argent ? Toutes ces pépites, ces poussières d’or extraites par des dizaines de milliers de mains, où vont-elles ?

L’impact d’une véritable ruée vers l’or dans la région d’Agadez ne peut être ignoré tant elle permet à toute une économie parallèle d’exister : les chauffeurs, les transporteurs, les fournisseurs de matériel, les vendeurs de détecteurs de métaux, les épiciers…

Mais l‘histoire africaine est parcourue d’exemples de confiscations des ressources naturelles au détriment des populations locales. Et bientôt, l’or n’échappera pas à ce cas de figure.

Les mines se trouvent à plusieurs jours de route de la ville d’Agadez. Pour les rejoindre, les candidats doivent s’entasser comme du bétail à l’arrière de camion poids-lourds. 
Les camions chargés de chercheurs d’or ne sont guère différents de ceux débordant de migrants. Deux fois par semaine, ils transportent leur cargaison de grappes humaines à travers le désert dans un nuage de poussière, et les bidons d’eaux accrochés sur les côtés sont comme autant de guirlandes en plastiques jaunes, bleues ou rouges... Les hommes s'improvisent orpailleurs et viennent tenter leur chance avec du matériel de fortune dans des zones où il n'y a aucune infrastructures, en plein désert. 

Toute la bande sahélo-saharienne contient de l'or. Dans les pays concernés (de la Mauritanie au Soudan), les conditions d'exploration et d'exploitation ne sont pas les mêmes. Alors qu'en Algérie, cette activité est interdite par le gouvernement, au Niger, l'état laisse faire.... La fièvre de l’or s’est répandue rapidement au-delà des frontières du pays et de nouveaux orpailleurs sont venus de toute l’Afrique: du Burkina, du Tchad, du Soudan, du Nigeria, de Libye... Les Nigériens ont bien été obligés de cohabiter avec ces nouveaux collègues. 

Les tentes sont regroupées en quartiers, eux-mêmes organisés autour d’un marché, cœur économique de ces villes champignons. Une nouvelle monnaie s’est imposée naturellement pour les besoins quotidiens. Ici, tout se négocie en or, au prix fort car les premières villes sont parfois à plusieurs centaines de kilomètres.

Au-delà de la soif, du manque d’hygiène, et des rudes conditions de travail, il y a un plus grand danger encore. Ceux qui ont eu la chance de mettre la main sur quelques grammes d’or devront affronter ensuite le chemin du retour et ses bandits. Les « coupeurs de routes »

dépouillent les mineurs de leur eau, de leurs vêtements, de leurs téléphones portables et, bien-sûr, de leur or.

Quand les hommes partent jusqu’au Jado et à Tchibarakaten, c’est dans l’espoir d’avoir une minuscule chance d’améliorer leur vie. Le boom de l’or dans cette partie du Niger a redynamisé le tissu économique local. L’argent circule. Les orpailleurs font tourner le commerce : les vendeurs de matériel, les chauffeurs, les épiciers, les restaurateurs, les porteurs d’eau, les transporteurs... Tous en tirent profit. Une "bénédiction" dira-t-on...

Mais à quel prix? Recrudescence des attaques à main armé, intoxication au mercure, destruction de la faune et la flore, pollution et épuisement des nappes phréatiques... Une malédiction pour l'environnement, la santé et la sécurité... pour une poignée d'or vite dilapidée. 

Je tiens à remercier particulièrement Boukari Ahmed dit « Aboubacar », sans qui ce film n'aurait pas pu voir le jour. C'est grâce à lui que nous avons pu récupérer des images du quotidien des sites d'extractions. Pour des raisons de sécurité, il est parti seul à Tchibarakaten et nous a transmis ces images.

Notre ami touareg est très investi pour son pays: il a crée le foyer Ilmi pour les jeunes qui veulent étudier à Niamey. Pour en savoir plus sur lui et son projet, c'est par ici !

N'hésitez pas à le soutenir !

Pour acheter le film en ligne,

c'est par là !

© 2023 by SKINNY PETE. Proudly created with Wix.com